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 Too fast to live, too young to die • Kazuki

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Watashi wa

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Date d'inscription : 22/09/2013
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MessageSujet: Too fast to live, too young to die • Kazuki   Mer 25 Sep - 18:50



❝ Too fast to live ; too young to die❞


    Le clapotis intempestif de cette goutte d’eau allait me rendre folle. Les yeux grands ouverts, fixant le plafond avec une insistance presque troublante, voir même inquiétant, j'étais dans une période d’insomnie chronique. Non pas que cela était présent en moi depuis longue date, mais j'étais une habituée. Ne parvenant pas à fermer l’œil depuis deux jours, -ou peut-être trois, je ne sais plus- , j'avais appris à reconnaître les moindres petits détails de cette pièce étroite. Du moindre trou dans le mur par lequel les insectes nocturnes y avait élus domicile, jusqu’à la moindre lézarde sur le plafond cireux. Et c’est dans un haussement de sourcils sceptique que j'attardais mon attention sur une fissure qui commençait peu à peu à s’émietter. Et c’est avec irritation que je constate que cette résidence était l’une des plus prestigieuse, mais l’état du dortoir, ou du plafond du moins, venait contredire la notoriété de l’établissement. Il ne manquerait plus que le plafond s’écaille et que la poussière et la peinture me retombe dans les yeux, ça serait le pompon. Alors que mes yeux, plus qu’habituée à la pénombre de la pièce s’attardaient sur le vide intersidéral, je songe aux évènements de la semaine. A vrai dire, ma vie n'a absolument rien de palpitante, si ce n'est que je la subie au lieu de la vivre. Presque devenue indifférente à ce privilège qu'est de vivre, je ne fais qu'observer d'un air blasé le temps qui passe. Encore une journée qui commence, une.

    Ploc ! C’en était un de trop. Je me sentais comme sur le point de me rompre. Les yeux à la limite de ma chair, j'avais comme mal à ces derniers, ça me picotait, et des larmes d’une amertume si douloureuse se versa sur mes joues charnues, suivantes toutes un sillon commun, que j'avais la désagréable sensation de sentir mes joues s’embraser à chaque passage d’une nouvelle perle de larme, qui se cristallisa et se gela instantanément au contact avec ma peau marmoréenne. Ahurie de voir que je me laissais autant aller, j'essuie le flot d’un revers de main rapide, avant de respirer une grande bouffée d’air. Non pas que pleurer était honteux pour moi, mais pour une raison inconnue, je ne pouvais le concevoir. Alors que mon esprit débordait de pensées plus ou moins joyeuses, je décide dans un soupir imperceptible de me lever et me balader un peu. N'importe où, du moment que je quitte cet endroit.

    Je souffre. Cette douleur est simplement réelle et bien trop présente pour que le temps puisse l'effacer. Je valse et je divague sous les méandres du matin. Cheveux aux vents, je me penche sur la rambarde, les yeux figés sur le paysage qui s'offre à moi. Les pâles lueurs de l'aurore me tâtent et illuminent mon visage blanchâtre. Il est relativement tôt et ma nuit ne m'a pas permise de profiter d'une grasse matinée que procure une journée de congé en fin de semaine. Je ferme les yeux, et déglutit lentement ma salive alors que je songeais à cet ennui morbide qui me saisit. Quelle journée de merde. La rosée du matin fouette mes joues et me sort de ma torpeur. Je frisonne et je referme mon coupe vent blanc sur moi, alors que j'entends une porte claquée derrière moi. Surprise, je sursaute. A vrai dire, je ne m'attendais pas à croiser un élève du lycée ici, et surtout à cette heure-là.

    Étrange, qui cela peut-il bien être ?


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Watashi wa
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MessageSujet: Re: Too fast to live, too young to die • Kazuki   Lun 7 Oct - 20:45

Kazuki n’était pas un garcon rebelle; enfin, il n’était certainement pas un étudiant modèle lorsqu’il se trouvait au lycée, c’est certain, mais il n’était pas non plus le pire délinquant que Warui ait connu, loin de là. Il était plutôt bagarreur, mais cette facette de sa personnalité était contrebalancée par une nervosité presque parodique, qui lui faisait parfois faire des crises de panique presque comiques lorsque vues d’un œil extérieur. Par contre, pour lui c’était toujours un drame : insomnie, anxiété et tant d’autres symptômes désagréables s’emparaient de lui pour une plus ou moins longue période.
Ce matin-là ne faisait pas vraiment exception : levé en plein milieu de la nuit suite à un cauchemar, il se retrouva rapidement à tournoyer dans son lit, pris d’une anxiété qu’il ne pouvait contenir. Il s’habilla donc d’un jean et d’un t-shirt noir, surmonté d’un pull rouge, malgré que son cadran indiquait à peine quatre heures du matin, et sortit silencieusement de chez lui, tentant d’éviter de réveiller son père qui somnolait sur le fauteuil du salon.

Il se promena un peu dans la noirceur, les premiers rayons du soleil commençant à peine à éclairer le ciel. Au début, sa démarche était précipitée, carrée, peu souple; plus il marchait, plus il se détendait, jusqu’à finalement faire passer sa nervosité. Il soupira, s’arrêtant sur le coin d’une rue pour remettre ses idées en ordre. Il était presque six heures du matin… ça ne servait à rien de rentrer à la maison maintenant, il ne ferait qu’inquiéter son père et se faire poser un tas de questions. Il n’avait qu’à se diriger à l’école; il trouverait bien quelque chose à faire pour passer le temps à ce moment-là, en attendant de pouvoir pratiquer un peu le kyudo, ou observer l’entraînement du club de baseball. Kazuki s’arrêta dans un petit marché pour faire provision de café en boîte et de boules de riz, puisqu’il n’aurait pas de quoi manger autrement, puis se dirigea vers l’école.

Les couloirs et les classes étaient vides. C’était déprimant, comme ambiance. Kazuki s’appuya au bord d’une fenêtre ouverte, dans un couloir, observant la cour intérieure pendant un instant, avant de se dire qu’il ferait peut-être mieux de profiter des premiers rayons du soleil sur le toit de l’établissement. La vue était superbe, et de voir le lever du soleil l’apaiserait peut-être un peu davantage. Attrapant son sac de plastique rempli de victuailles, il monta donc lentement les escaliers qui menaient au toit, pensant profiter du calme de la solitude. La porte claqua derrière lui dans un grand bruit, juste au moment où il apercevait une silhouette, appuyée sur une rambarde tout près de là.

C’était raté pour la solitude, et difficile d’aller simplement s’installer à l’autre bout du toit et faire comme s’il ne l’avait pas vue. Il hésitait entre simplement retourner dans la classe et casser la croûte là-bas, et… rien d’autre, en fait. Il bloquait, les yeux rivés sur la jeune fille, qu’il était certain d’avoir déjà vue. Oui, maintenant que sa vue s’habituait à la lumière, il la reconnaissait : Hanae. Elle était dans sa classe, et lui avait déjà parlé quelques fois. Il s’éclaircit la gorge, évitant un hoquet, et finit par dire, d’une petite voix :

« Désolé… je… pensais pas qu’il y aurait quelqu’un. »

Kazuki resta immobile quelques secondes, avant de simplement prendre place sur un banc, un peu plus loin. Il retira une canette de café du sac, l’ouvrit et en sirota une gorgée, observant dans la même direction que la jeune femme la ville illuminée de rose. Puisqu’il la connaissait déjà un peu, il n’était pas trop angoissé par la présence de la demoiselle, mais ce n’était pas pour autant qu’il était tout à fait à l’aise. Le silence était pesant.
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: Too fast to live, too young to die • Kazuki   Jeu 10 Oct - 17:31



❝ Too fast to live ; too young to die❞


    Je déambule le long de la balustrade, esprit envolé, pensées dans la rêverie. Bien que l'endroit soit assez inattendu, je ne peux nier le charme et la beauté de son paysage qui ne manque pas d'accrocher toute mon attention. Un petit restaurant chaleureux vient à peine d'ouvrir, et la douce odeur du pain chaud réveille mon ventre affamé. Je n’ai pas pensé à manger un petit encas avant de surplomber la ville, vu d’en haut. Gracieusement, je fais volte-face afin de quitter le toit, mais je tombe nez à nez avec un jeune homme. Évidemment, la porte menace de se claquer, et c’est dans un geste presque désespéré que je tends la main en avant, arborant une mimique d’imploration. Comme si cela aurait suffi. Je soupire avant de jauger du regard le nouvel arrivant. Et là, je le vois. ; Éblouit par la clarté du soleil, je parvins difficilement à déterminer les traits physique de ce visage qui semble également peiner à me dévisager. Ici le voilà, en ce samedi matin aux prémices de l’aurore, nous nous retrouvons par hasard sur le toit de Wolrui à six heures du matin. Kazuki, un camarade de classe et du Kyûdo. Doute. Disgrâce délictueux qu'est la peur. Aussitôt balayé lorsqu’il apparaît devant moi.

    « Désolé… je… pensais pas qu’il y aurait quelqu’un. »

    Cependant quand je regarde vers le ciel, je réalise à quel point je peux être insignifiante pour bien des personnes, mais malgré cela, ce qui repose autour de moi est un monde interminable en termes de possibilités. Ces innombrables faisceaux de lumières qui rayonnent et illuminent le petit être que je suis. C’était presque comme si cette lumière tentait de me rendre immaculée à nouveau aux yeux du monde. ; Aux yeux de Kazuki, quelle opinion pouvait-il avoir de moi? A défaut de me connaître, il est vrai que sa peur pour les femmes ne peut pas me permettre de me poser ce genre de question. Inexplicablement, je perdais toute notion de clairvoyance lorsqu’il se trouve à mes côtés. Parce que je ressens indéniablement un besoin de protection envers lui, ce qui m’oblige à toujours creuser plus profondément dans l’espoir presque impossible, de l’atteindre peut-être.  D’une certaine manière, je m’identifie peut-être trop à lui, bien que nous ayons connus les aléas de la vie de manière différente, le résultat est que nous sommes tous deux marginaux face à notre vie actuelle.

    Nul n'aurait pu soupçonner mes pensées emplis de remords. Impensable pour des âmes pures et craintives d'imaginer qu'on puisse commettre des erreurs sans être marqué par le seau d'un sentiment. Vide. Dénudée d'émotion par le harassement de l’atrocité dont j’avais été témoin, avec la mort de mon jumeau. ; Le silence est lourd, et il me fait comprendre que je ne devrai pas m’imposer dans l'environnement de Kazuki  où je n’y ai pas ma place. Je contemple une dernière fois le paysage éblouissant avant de tourner les talons pour quitter cet endroit. Chaque mètre que je parcours bât un rythme régulier par le claquement assourdissant de mes talons en un alliage en fer, pénétré par une plume légère de telle sorte qu'on pouvait y voir des roses, qui embellissait des bottes fines en cuir sur le sol marbré ; et ce malgré des pas léger et souple. Faisant preuve d'une élégance dont seuls les Iwasa  étaient maître, virtuose dans l'art de plaire malgré mon indifférence totale pour cette aptitude que ma génitrice s’efforce à m’inciter à mettre en pratique. Mon visage à huis clos, tenu à l'écart des regards indésirables de ceux qui m'entouraient était froid, mes yeux perdu dans le vague, alors que j’avais foulé le sol en me dirigeant vers la sortie. J’abaisse la poignée … évidemment, elle n’ouvre pas la porte. ; Bien que je ne l’exprime pas sur mon visage, je suis ravagée par la honte, que j’essaye de balayer dans un raclement de gorge embarrassé. N’osant lui faire face, je toussote légèrement avant de déclarer d’une voix suave :

    « Tu es venu pour t’entraîner … avec  Hayashi-kun ? »

    Formalité jusqu’au nom de son meilleur ami, je marque la frontière de nos relations au travers de cette simple phrase. ; Un coup de vent s’abat sur le toit, soulevant au passage mes cheveux d’un noir de jais. Vent frais, qui me décoche un éternuement. Frileuse, je  frictionne mes bras afin de me réchauffer. Temps printanier, au petit matin, comme tu es rude !  


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Watashi wa
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MessageSujet: Re: Too fast to live, too young to die • Kazuki   Ven 18 Oct - 22:17

Hanae… pas qu’il la connaisse particulièrement bien, mais il y avait bien quelque chose de différent chez elle. Il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus ; il pouvait cependant dire une chose, c’est qu’elle n’était pas typique d’une adolescente de dix-sept ans. Elle était calme, posée, discrète : loin de la lycéenne moyenne, qui avait une voix suraiguë et insistait pour s’approcher de lui, sous le prétexte de vouloir le décoincer. C’était peut-être pour ça qu’il était un peu moins frileux à l’idée de partager le toit avec elle. Certes il n’était pas tout à fait à l’aise, mais il se disait qu’il pourrait gérer son stress. Peut-être.

Il observa le panorama sans trop d’intérêt, sirotant son café chaud silencieusement. Il aurait voulu dire quelque chose, mais il ne pensait à rien qui soit réellement d’intérêt. Lui demander son avis sur un prof ? Pas comme s’il les écoutait assez pour s’en faire une opinion. Parler de kyûdo, puisqu’ils étaient dans le même club ? Il ne saurait que dire précisément. Autre chose ? Qui sait. Qu’avaient-ils en commun, à part ça ? Il l’ignorait aussi. Autant rester muet, apprécier le paysage, et rentrer chez lui plus tard, lorsqu’il aurait décompressé un peu. Il perçut un mouvement du coin de l’œil ; Hanae partait. Tant pis, il aurait manqué sa chance – pas comme s’il avait l’intention de la prendre, de toute façon, aussi « courageux » se dise-t-il. Il ne trouvait simplement pas les moyens de le faire. Il lâcha un petit soupir, les yeux dans le vide jusqu’à ce que la voix de la jeune fille se fasse entendre de derrière lui. « Tu es venu pour t’entraîner … avec  Hayashi-kun ? »

Kazuki ne comprenait pas pourquoi elle n’était pas partie. Pas qu’il redoutait sa compagnie, mais il ne savait pas ce qui avait pu la faire changer d’idée. Loin de lui l’idée que la poignée ait pu être brisée ; sinon, le lien se serait fait rapidement dans son esprit. Il n’avait même pas entendu Hanae tenter de la tourner. Il s’éclaircit la gorge – le froid enrouait sa voix.

« Non… » commença-t-il, avant de réaliser qu’il n’avait pas vraiment de raison d’être là, sinon qu’il avait été en proie à une crise de panique qu’il n’avait pu faire passer qu’en prenant l’air. À quatre heures du matin. Très crédible comme histoire. « Enfin… je ne sais pas. Je pense qu’on s’était dit qu’on ne s’entraînerait pas aujourd’hui, mais je ne me souviens plus trop, » inventa-t-il, évasif.

Voyant que la jeune femme se frottait les bras, frissonnante, il lui tendit doucement une canette de café toute chaude, qu’il venait d’extirper de son sac. « J’avais fait des provisions, » expliqua-t-il, insistant pour qu’elle la prenne.

Le voilà donc qui disait plus que trois mots d’alignée à une fille ; c’est Rei et Mamoru qui seraient fiers de lui. Mais il ignorait pendant combien de temps il trouverait de quoi alimenter la conversation. Surtout qu’elle semblait aussi peu bavarde que lui…
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: Too fast to live, too young to die • Kazuki   Sam 19 Oct - 22:58



❝ Too fast to live ; too young to die❞


    Nul n’ignore la théorie de la parité des signes en mathématique ? Il serait presque naturel de lui accorder du crédit, lorsque l’on sait que deux signes négatifs octroient un signe positif. A défaut d’être aussi silencieuse que Kazuki, je demeure malgré tout calme face à la situation qui se présente sous nos yeux. Consciente d’être l’objet de crainte aux yeux du jeune homme, je ne me fait pas attendre pour déserter les lieux, ne souhaitant pas m’imposer dans son espace vital. Il est vrai que je ne suis absolument pas au courant en ce qui concerne ses crises d’angoisse face à la gente féminine, mais je ne suis pas aussi cruelle pour lui infliger ce calvaire. Je ne peux nier que malgré ma curiosité qui me grignote petit à petit, je ne peux rester afin de l’assouvir de manière égoïste au détriment de son bien-être. Je me dégoute parfois, et éreintée  face à cette répulsion qui m’afflige, je décide de prendre mes jambes à mon cou. ; Ironie du sort, la poignée semble bloquée, rouillée, ou que sais-je ? N’ayant pas la force physique et mentale de me battre contre elle, je capitule avec lassitude face à ce vulgaire mécanisme en métal.

    Ravagée par la gêne, je questionne le jeune homme sur sa présence en ces lieux à une heure aussi matinale. Parce que je désire qu’il ne fasse pas attention à ma maladresse, ou encore parce que quitte à être coincée ici avec lui, autant mieux engager la discussion, je lui adresse mes premiers mots. Et lorsque j’entends sa réponse, je me blâme intérieurement à l’idée de lui avoir posé une question indiscrète, chose que je déduis aisément face à la construction évasive de la réponse qu’il me fournit. Ma perspicacité me permet ainsi de choisir les bons mots face au jeune homme, inconsciemment j’agis de la sorte, et encore aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi.
     
    Bien qu’il soit relativement tôt, le vent commence déjà à se lever, et surprise par ce dernier, je commence à ressentir sa présence en me frottant les bras. Quelle idée saugrenue de ma part que de sortir sans pull-over ! En réponse, je vois Kazuki me tendre une boisson chaude qu’il sort de son sac. Sceptique, je me mords la lèvre inférieure avant de hocher la tête. A grandes enjambées, du haut de mes talons, je me rapproche de lui afin de venir prendre la boisson si gentiment offerte, que je saisis en lui adressant un sourire timide avant de déclarer d’une voix calme :

    « Merci ! »

    Après quelques secondes d’hésitation, je m’assois à ses côtés sur le banc, tout en prenant soin de laisser une certaine distance entre nous. Je débouche la canette pour boire une gorgée de ce breuvage qui me réchauffa  instantanément.  Je jette un coup d’œil à mon iPhone, il n’est que six heures et demi, et nous ne sommes pas prêt de sortir avant sept heures du matin, soit lorsque la dame de ménage commencera sa ronde. J’ignore s’il sera capable psychologiquement de supporter ma présence ? ; Bien qu’en temps normal, ce genre d’interrogation ne m’aurait absolument pas effleuré l’esprit dans l’optique où je m’en contrefiche en général. Mais étrangement en ce qui le concerne, mes propres principes et habitudes étaient abolie face à lui. A croire que je ne pouvais pas juste n’en avoir rien à faire de sa personne. Car à défaut de n’être qu’une vague connaissance à mes yeux, je n’agissais pas comme je le voudrais avec lui, c’est-à-dire ne pas faire attention à lui. Et au combien même je mettais cet intérêt grandissant sur le compte de la curiosité, je ne pouvais concevoir le regard que je pouvais poser sur Kazuki. Un regard presque attendri face à ce brun de jeune homme dont j’avais envie de panser le cœur.

    « Mh, je devrais apprendre à te dissocier de ton ami … Et puis, ma présence ne doit pas être facile à gérer, je m’en excuse pour ça. C’est comme si … j’étais un pigeon à tes yeux, ce n’est pas cool. »

    Avais-je déclaré avec un naturel presque innocent, et l’allusion au pigeon concerne ma peur bleue de ces vils créatures. Mais je ne prenais pas conscience que ma phrase pouvait paraître incompréhensible aux yeux du jeune homme.
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Watashi wa
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MessageSujet: Re: Too fast to live, too young to die • Kazuki   

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