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 I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro

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Watashi wa

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Date d'inscription : 07/03/2014
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MessageSujet: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Dim 9 Mar - 22:54

Depuis que j'étais arrivée à Tokyo, rien ne c'était vraiment passé comme je le voulais. Après avoir vécu seule, je me retrouvais à vivre chez ma tante avec sa famille, son mari macho qui ne voyait la femme que comme un objet bon à faire à manger, des enfants bruyants et agaçants. Ma solitude me manquait énormément, mais ma mère refusait que je me prenne un appart, en tout cas pas avant que je réussisse ma première année ici et que je devienne ce qu'elle voulait que je devienne. En gros, autant dire que je pouvais faire une croix sur ma liberté.  En plus au lycée, ça n'allait pas vraiment comme je le souhaitais, comme je m'y attendais, je n'arrivais pas à m'entendre avec les gens, sauf Gô, mais lui c'était un peu particulier, il était assez bizarre comme garçon, du coup, différent des autres. J'irai presque à dire qu'il égayait mes journées ici. En parlant d'égayer ma journée, j'avais décidé de profiter de mes heures de libres pour aller prendre un peu l'air sur le toit, histoire de manger tranquillement et dans le calme.

Ce que j'appréciais dans les établissements scolaires asiatiques, c'était leur toit. Ils étaient grands, du coup, il y avait assez de place, bien que les accès étaient souvent interdit, mais si je ne me faisais pas prendre, tout irait bien, ou dans le pire des cas, je mentirai en disant que je n'étais au courant et que j'étais nouvelle ici. Je m'allonge alors dans un des recoins, sandwich en main, casque sur les oreilles, musique à fond. Mais ma tranquillité est vite troublée par une ombre. Je me redresse alors, et constate qu'il s'agit de trois filles de l'école. Je n'ai pas le temps de soupirer qu'une d'entre elle jette mon sandwich, tandis que l'autre attrape mon casque et le balance à l'autre bout, ipod en prime.  Je lâche un rire nerveux avant d'attraper l'une d'entre elle par le bras et lui mettre une droite. Mais à trois contre une, autant dire que les choses ne sont pas vraiment à mon avantage. Tandis que celle que j'ai frappé se frotte la joue, la première me pousse violemment contre le mur et me gifle. Et voilà qu'elles se mettent à me pousser chacune leur tour en m'insultant de tous les noms, d'étrangère, que je n'avais pas ma place ici. Bien entendu j'essaie de me défendre du mieux que je peux en donnant des coups de coudes, de poings, de pieds, mais l'infériorité numérique à raison de mes réflexes.

Je savais que venir dans cette école était une mauvaise idée au fond, mais je ne m'attendais pas à être accueilli de cette façon. Je me suis toujours battu plus ou moins, mais c'était toujours à armes égales. Et il n'y a pas plus l'âge que de profiter de la faiblesse des gens à ce point. Mais quoi qu'il en soit, si elles voulaient se la jouer ainsi, moi aussi j'allais jouer à leur façon. Quitte à perdre la bataille aujourd'hui et qu'elles fassent de ma vie un enfer, moi aussi je peux jouer à ça.  
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Watashi wa

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Date d'inscription : 04/03/2014
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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Lun 10 Mar - 22:20

I don't usally to say thank you.

  Je n'étais pas vraiment le genre de personne figée dans ses habitudes. Pas vraiment du genre à effectuer chaque jour un rituel quotidien. Encore et encore. Sans interruption. Se contenant à ses repères, ses points d'appuis. Qui lorsque qu'ils s'écroulaient, laissaient un vide trop souvent insurmontable et plongeaient ceux qui avaient compté sur leur éternité dans une abîme infernale, où la même lutte quotidienne s'ensuivait. En vain. Non je vivais plutôt au jour le jour. Sans vraiment savoir où j'allais. Vers où mes actions me guidaient. Je n'y avais d’ailleurs jamais réfléchi. Prenant mes décisions à la dernière minute. Jamais pressé. Mon attitude nonchalante agaçait bien des gens. Mais j'étais irrémédiablement contre ce conformisme qui voulait que nos actions d'aujourd'hui soient les fils conducteurs, le commencement de celles de demain. Raison pour laquelle j'avais fui ma famille.
  Cette règle implicite s'était imposée à moi sans que je ne me rende compte de l'instant précis où j'avais commencé à la suivre. Une de ses rares petites enfreintes, du moins si l'on pouvait appeler ça ainsi, était cette accoutumance à me rendre sur le toit dès que j'avais du temps libre. Notamment durant la pause du déjeuner. La rumeur diffuse de quelques cris et bavardages venant de la cour était la seule nuisance qui aurait pu troubler le calme que je venais y chercher. Mais on s'y faisait. Et ses sons déjà atténués semblaient rebondir sur mes oreilles désormais. Adossé contre une barrière, à l’abri du regard d'un professeur qui aurait voulu s'assurer qu'aucun élève n'avait osé transgresser cette loi qui les empêchait de ce rendre ici. Loi qui m'arrangeait bien. J'étais doué pour les écarter et les adopter à ma propre convenance.

  J'étais donc aujourd'hui comme quotidiennement assis dans ce lieu qui me servait d'échappatoire, tranquillité éphémère avant de devoir retourner en cours. Notez que je n'étais pas particulièrement associable. Je ne pensais pas être détestais par un nombre très élevé d'individu. Pouvant me révéler amical si je le désirais. Mais je plaisais dans cette solitude. Livre dans une main, j'utilisais l'autre pour manger. L'attention que je portais aux pages de l'histoire qui avait fait mon choix aujourd'hui fut soudain déviée sur autre chose. Une jeune fille venait de gravir les marches du toit et prit possession d'un de ces coins. Je ne la connaissais pas. N'étant pas particulièrement attentif aux gens qui peuplaient mon entourage quotidien j'ignorais si elle était nouvelle ici ou si je ne l'avais tout bonnement j'avais remarqué. Quand à elle ma présence ne semblait pas lui être encore connu puisqu'elle ne me jeta aucun regard, en même temps l'avantage de mon emplacement était justement de ne pas être visible. Je me détachais d'elle pour revenir sur mon livre. Après tout qu'elle reste ici. Tant qu'elle ne faisait pas de bruit cela ne me dérangeait pas. Et je n'étais pas du genre à décider qu'un endroit m'appartenait, y refusant tout autre personne.
  Cependant ma lecture ne perdura pas très longtemps. Quelques minutes après l'arrivée de cette visiteuse étrangère, trois autres filles débarquèrent. Je poussais un soupir ennuyé. Imaginant qu'il s'agissait de filles de son groupe. Si elles avaient décidé de faire de ce toit leur repère il me faudrait trouver un autre endroit tranquille. Je n'ignorais pas à quel point un groupe composé uniquement de membres appartenant à la gente féminine pouvait s'avérer bruyant. Gloussements. Rires. Et caquètements.
  Contre toutes attentes l'une d'elle jeta le sandwich de ma première visiteuse. Une autre lui prit son casque et son Ipod des mains pour le jeter. Il n’atterrit pas très loin de l'endroit où j'étais. Allons donc. Au lieu d'une réunion féminine c'était à un bizutage en bonnes et dues formes auquel j'allais assister. Je poussais un soupir las. La majeur partie du temps la victime finissait en larmes. Plus parce qu'elle savait que tel allait être son sort pour une bonne partie de l'année que pour l'humiliation qu'elle avait subi.
  Je dois avoué que je fus surpris de voir celle qui avait été désigné comme paria se défendre. Habituellement ce n'était qu'eau perlant au bord des yeux et supplications. Et vu la tête d'une du trio, elle avait une sacrée droite. Mais si je ne pouvais m'empêcher d'avoir un sentiment de sympathie et d'admiration pour elle, elle n'aurait pas du. Les joutes verbales et atteintes à ses biens n'étaient plus suffisant. Les autres se mirent à utiliser la force elles aussi.

  Bruyantes. Vraiment, de vraies pies. Je ne prêtais attention à leur propos, par ailleurs incompréhensibles pour moi dans cette cohue. Je poussais un énième soupir, refermais mon livre et me levais. J'aurais pu m'amuser de ce spectacle j'imagine. Mais il ne m'était en rien divertissant. Au contraire, il dérangeait  ma tranquillité. Et quelle que soit mon allure j'avais quand même un certain savoir vivre. Qui m'empêchait de rester immobile en voyant quelqu'un être agressé. Après tout c'était ce que ce bizutage semblait être devenu : une agression. Plutôt lâche en plus. Même quelqu'un sachant se défendre convenablement ce qui semblait être le cas de celle-ci ne pouvait rien faire quand ses adversaires s'avéraient trop nombreux. Je ramassais l'Ipod tombé à terre et me dirigeait vers ce petit attroupement qui ne m'avait toujours pas remarqué.
  « Vous m'empêchez de lire calmement. » dis-je en même temps que je saisissais la main d'une d'entre elle qui aurait fini sa course dans le visage de l'autre fille.  
  Peu enclin à faire un long discours, je savais que mon attitude était habituellement plus efficace. Les membres du trio manquèrent de sursauter et se retournèrent vers moi. Je les fixais un moment.« Vraiment on se croirait revenu en petite section, si vous avez l'intention de vous battre faîtes le en bonne et due forme et loyalement. Et travaillez un peu vos coups, la manière que vous avez de balancer vos bras et vos jambes ne ressemble à rien. Et puis pas ici.»
  Je tendis son Ipod à celle à qui je venais d'éviter, pour aujourd'hui du moins, le prolongement d'un bizutage, tout en soutenant le regard du trio qui semblait pris de cours par la situation.
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Mar 11 Mar - 8:57

Devoir utiliser ses poings pour survivre était un mode de vie que je comprenais bien. J'ai grandi dans cet univers, alors je suis bien placé pour savoir comment ça se passe. Même si contrairement à mon cas, les femmes devaient restés à la maison et s'assurer qu'une fois rentrer, l'homme pourra oublier sa dur vie dans les bras d'une femme douce et aimante. Mais cette image de la femme me dégoûtait au plus au point. Pourquoi le rôle de la femme devait se limiter à celui de donner naissance et de prendre soin de sa famille ? Moi aussi j'avais de grands rêves, de grandes attentes. Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis une féministe engagée prête à écraser l'homme, mais je veux juste pouvoir vivre de façon égale. Jouer au foot quand j'en ai envie, jurer comme un charretier quand j'en ai envie, sans que ça dérange. C'est aussi pour ça que je préférais la compagnie des garçons à celle des filles. Je les ai toujours envié, de ne pas avoir à subir ce que l'on subit, même si pour eux aussi la vie est compliqué avec toutes ces histoires de successions et tout. A mes yeux les garçons étaient plus honnête, en tout cas quand ils étaient avec moi, et les filles étaient bien trop fourbes et hypocrites. Le matin elles vous sourient, mais le soir elles vous attendent à la sortie pour vous insultez à l'abri des regards. J'ai toujours détesté ce genre de comportement. J'ai toujours eu en tête que si on déteste quelqu'un, ça ne sert à rien de faire l'hypocrite avec. Autant l'ignorer et passer à autre chose. D'où vient ce besoin de se forcer à être amie avec pour plus tard finir par l'humilier de la pire des façons devant tout le monde ? L'être humain ne cesse de m'étonner et de me décevoir par la même occasion.

Et ces trois filles devant moi ne dérogeaient pas à la règle, au contraire, elles incarnaient ce que je venais de décrire. Je mettrai ma main à couper sur le fait que je ne sois pas la première à subir leur brimades. Même si elles sont fourbes, elles sont quand même organisées pour s'en prendre aux gens comme ça. Bien qu'elles ne devaient sûrement pas s'attendre à ce que je réplique également. Même si je dois perdre, je ne perdrai pas sans m'être défendu. C'est alors que dans tout ce chaos, une voix masculine et calme se fait entendre. Mais pour être honnête, je n'ai pas vraiment le moindre idée de ce qu'il a bien pu dire. Tout ce que je sas, c'est que les filles ont fini par arrêter de me frapper. Je suppose donc que ces mots étaient persuasives. Le cercle qui m'entourait finit par se dissoudre, et après une dernière insulte bien placé, elles finissent par rebroussé chemin. Je tousse un peu et me relève, m'appuyant contre le mur, essuyant le sang que j'ai à la commissure des lèvres. Elles ont beau être des pimbêches, elles ont quand même réussi à me blesser. Dommage pour elles, j'ai une fâcheuse tendance à être très susceptible et rancunière. Je finis enfin par porter le regard sur le jeune homme se tenant devant moi. En même temps, difficile de l'ignorer vu qu'il fait carrément deux têtes de plus que moi. Ca doit être aussi pour ça que les filles sont partis. J'en profite alors pour passer les mains sur mon uniforme pour tenter d'enlever la poussière qu'il y a dessus avant de récupérer mon ipod vérifiant qu'il fonctionne encore.

-Je suppose que je dois te dire merci...donc merci...Comme quoi, même ici les gens ont pitié des pauvres choses en détresse.

Il faut dire qu'avec la réputation de cette école, je ne m'attendais pas vraiment à ce que quelqu'un m'aide et je n'avais pas vraiment envie de faire parler de moi de cette façon. Ma surprise pour mon cher Hiroki risque d'être fortement gâchée.

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Watashi wa

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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Jeu 13 Mar - 21:39

I don't usally to say thank you.

    Je sentais le regard noir du trio me transpercer le dos, tandis qu'elles s’éclipsaient. Ravalant leur fierté dans leur gorge, ne balbutiant que quelques derniers mots pour se persuader de leur avantage, qu'elles n'avaient en aucune façon perdu la face. Je pouvais être certain à l'avenir de ne pas les croiser bien souvent, d'être l'objet d'une parfaite ignorance. Symbole de leur échec et d'humiliation. Perdu dans la masse. Comme à mon habitude, mais désormais fantôme pour ces trois là. Je me demandais si ce serait la même chose pour la jeune fille qui me faisait face et qui avait maintenant mon attention. Je craignais qu'on ne lui fasse payer mon intervention. Je ne me souciais par ailleurs pas vraiment du sort de ceux qui m'entouraient, à moins bien sur qu'ils ne fassent parti de ce cercle de personne que j'appréciais. Mais savoir que ses problèmes pouvaient s'accroitre par ma faute me perturbait. Je n'aimais pas devoir quelque chose à quelqu'un. Les responsabilités n'étaient pas faite pour moi. Pour certain c'était fuir la réalité, mais je considérais ceci comme son acceptation et une manière de s'en accoutumer. Je connaissais mes limites, mes capacités. Et n'allait certainement pas prendre à la charge quelque chose qui les dépassait. Veiller sur quelqu'un n'y rentrait habituellement pas.
  Mais bon grès mal grès, je me devais de me soucier de son état immédiat. Même si cette éventualité ne m'était pas venue à l'esprit. Ne souhaitant qu'éviter que le toit reste un havre de tranquillité. J'étais sans doute intervenu trop tard. Pas assez vite pour qu'elle ne soit blessée. Des gouttes de sang perlaient sur sa bouche. Je ne pouvais m'empêchais de me sentir un peu coupable. Et contrarié. Mon livre allait devoir attendre et cette pause déjeuné n'en était plus vraiment une. De légères blessures comme celles qu'elle semblait avoir du aux coups, ce n'était pas la première fois que j'en voyais. C'était d'ailleurs plutôt courant dans les bagarres, moi-même en avait souvent fait les frais ou en avait été le responsable. Néanmoins, j'étais moins habitué à voir des filles se battre. Les modèles que j'avais pu observer semblaient préférer les joutes verbales. Pour ma part je trouvais ça grotesque. Il était si aisé de manier les mots pour en faire ce que l'on en voulait, de les modifier, ou de mal les interpréter. Arme qui n'était utile que quand elle était bien employée. Si elle était comprise cependant. Chose de plus en plus rare du à l'intelligence de plus en plus fructueuse du genre humain. Et c'était plus souvent de simples ragots ridicules, à la crédibilité erronée qui perduraient dans les esprits. L'utilisation de mes poings était donc la méthode que j'avais choisi pour faire entendre ma voix quand c'était nécessaire. Pas bagarreur pour autant, un manque de patience certain, il était vrai. Mais cette technique n'était pas plus discutable qu'une autre bien que la médisance voulait qu'elle soit considérée bien trop souvent comme vulgaire et à bannir. Pour ma part je trouvais une certaine classe aux combats, du moins quand les adversaires savaient se battre. Un jeu de mouvement, une réflexion de l'esprit dans l'anticipation des coups de l'opposant. Endurance. Feintes. Et puis cette méthode m'avait bien des fois prouvée sa valeur.

  -Je suppose que je dois te dire merci...donc merci...Comme quoi, même ici les gens ont pitié des pauvres choses en détresse. 

  Je lui tendis un mouchoir pour qu'elle puisse finir de se remettre en ordre. Tout en ne pouvant m'empêcher d'esquisser un sourire. Une pauvre chose hein. Son air déterminé et la volonté qui semblait émaner d'elle était en contraste avec ses mots. Je la détaillais plus en détails. Pas grand chose à voir avec la majorité des filles que je côtoyais chaque jour au lycée. Mais n'importe qui ayant assisté à cette scène aurait été capable d'en dire autant. Ce n'était jamais ceux qui répondaient à la norme et aux règles imposées qui étaient bizutés.
  Elle était nouvelle si j'avais bien saisi le sens de ses mots. Autant dire qu'elle démarrait plutôt mal son entrée. Raison pour laquelle je ne lui avais pas encore tourné le dos pour reprendre ma lecture, mal s'intégrer c'était refuser de suivre les lois explicites du lycée et donc se comporter trop souvent comme la majorité des gens dont je réprimais l'attitude. Ce lycée il était vrai n'était pas toujours particulièrement accueillant pour ceux qui venaient de débarquer. Tensions, rivalités, clans. Dont je me tenais précautionneusement à l'écart. Observant quelques fois. De loin. D'un regard ironique.
 
  « Ne te méprends je n'ai pas l'habitude de me prendre en pitié pour qui que ce soit. Mais oui je suppose que même ici les gens peuvent faire preuve de sympathie. Quand au fait que ce soit pire qu'ailleurs je ne dirais pas ça. Différent j'imagine. Tu n'as rien de cassé? »
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Dim 16 Mar - 18:04

Bien qu'il m'ait aidé, je ne sais pas trop quoi penser de son geste. Il reste là, froid, je n'arrive pas à le cerner, et d'habitude c'est quelque chose que j'arrive à faire. Cerner les gens, dans certaines situations, avoir cette capacité aide souvent. Ca nous évite de se lier avec des gens qui pourraient nous faire du mal, savoir si cette personne est digne de confiance ou pas. Je dis ça, mais même si une personne semblait  être net, je n'arrivais pas à aller vers elle. Ma mère aimait me dire qu'avec ce genre d'attitude je n'irai pas loin dans la vie, que je ne devais pas rester seule à faire la fille difficile, que je devais me forcer. C'est un peu dans cette optique que j'ai foncé tête baissé et que j'ai eu ma première relation avec un mec que je trouvais sympa et que j'avais rencontré trois fois. Ma mère avait tout découvert et m'avait vraiment détesté. C'était un peu l'effet que je recherchais, lui montrer que je n'étais pas prête à me tourner vers les gens. Certes j'y étais aller un peu fort, mais ce n'est pas comme si je considérais cette première fois comme quelque chose de pression et tout. Je n'ai jamais eu ce genre de pensée. Pour moi c'était juste quelque chose comme un autre qu'il fallait faire et puis c'est tout. Les animaux ne font pas tout un drame à ce sujet alors pourquoi devrions nous nous prendre la tête autant. Mais mes parents ne voyaient pas ça du même angle et c'est comme ça que j'ai été exilé en France. Mais au fond, mon père comprenait mon mal-être, mais il ne pouvait pas se permettre d'être tendre et affectueux comme père, son monde le lui interdisait. Bref, j'ai manqué de beaucoup de choses dans ma vie et ça doit être pour cela que je suis autant brisé aujourd'hui. Je ne sais pas ce que je veux, ce dont j'ai besoin, ma notion du bien et du mal est encore un peu faussée. Enfin comme tout adolescent me direz-vous.

Bien qu'il me propose son mouchoir, je ne l'utilise pas pour m'essuyer la lèvre, n'ayant pas spécialement envie de mettre mon sang dessus. C'est quand même chiant à nettoyer du sang. Et puis ce n'est pas comme si ma blessure était très grave. Un petit tour à l'infirmerie pour désinfecter et d'ici deux jours tout sera guérit. Je suis du genre solide et je guéris plutôt vite pour une fille.

  « Ne te méprends je n'ai pas l'habitude de me prendre en pitié pour qui que ce soit. Mais oui je suppose que même ici les gens peuvent faire preuve de sympathie. Quand au fait que ce soit pire qu'ailleurs je ne dirais pas ça. Différent j'imagine. Tu n'as rien de cassé? »

Je fais quelques rotations avec mes bras pour vérifier que tout allait bien. Car même si leurs coups n'étaient pas si douloureux, quand elles m'ont poussé contre le mur, ça a quand même été un peu douloureux.

-Non ça va, je devrais m'en remettre rapidement. J'ai connu pire comme situation. Par contre je suis quand même dégoûté pour mon sandwich, je l'avais payé cher, ces g**rces...Tout comme mon casque et mon ipod. Quelqu'un devrait vraiment leur apprendre la vie à ces trois là....Enfin, je ne tiens pas à aller en prison pour meurtres.....Bref, blague à part, je m'appelle Kitahara Haruka....Ce n'est pas la meilleure façon de faire la connaissance de quelqu'un mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Je ne suis pas du genre mal à l'aise avec les gens. Même si je ne suis pas très sociable, je peux quand même parler ouvertement et franchement quand j'en ai envie. On cerne plus facile les gens de cette façon. Je garde quand même le mouchoir et le met dans ma poche

-Merci d'avoir proposé mais je devrais le garder intact pour cette fois. Qui sait, je pourrais l'utiliser la prochaine fois que je me ferais attaquer par ces trois vipères. C'est pas tous les jours qu'on reçoit un mouchoir de la part de quelqu'un.

Je rigole et me laisse glisser contre le mur pour m'asseoir. Tout ça m'aura un peu plus épuisé que je ne l'aurai imaginé.
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Dim 30 Mar - 14:24

I don't usally to say thank you.

Un flot de parole. Une avalanche. Bêtement j'avais imaginé que cette fille différente des autres et qui marquait sa différence, était comme moi. Avare de mot. Mais sur ce point là elle était comme les autres. Loin de moi l'idée d'avoir des pensées pouvant déplaire à un quelconque mouvement féministe. Constat peut être érodé puisqu'il ne se basait que sur mon expérience ,et évitant le plus possible les discutions, mes données ne pouvaient être fiables. Néanmoins persistait en moi l'idée que la gente féminine comblait le vide en parole quand un garçon pouvait s'en passer. Ou alors surtout moi. J'ignorais si je pouvais être considéré comme un individu masculin dans la norme. Et en vérité répondre à ce problème m'importait peu. Je ne voulais pas être ce genre de personne qui se cherche ou qui tente de se donner des airs pour ressembler à qui que ce soit. Bien que cela m'éloigne encore de la quantité d'adolescents se questionnant sur leur place dans le monde ou sur le sens de la vie. Je savais ce que je voulais. Depuis toujours même si durant mes années "d’innocence" on avait essayé de m'inculquer d'autres manières de penser.
   Je suivais mon instinct. Et ce même instinct avait tendance à me crier de fuir quand un amas de paroles qui m'étaient destinées bourdonnaient à mes oreilles. Mais je ne l'écoutais pas. Pas avant d'en apprendre plus sur cette fille.
  « Matsuda Hiro, répondis-je à sa présentation, en terminale, j'arquais un sourcil en continuant septique, quoi que tu fasses ce ne sont pas le genre de personne qui évolueront. »
  Pour ne pas dire que leur intelligence était sans doute fortement limitée et que ce genre d'individu au comportement abstrait n'avait pas les capacités de se remettre en question même quand on leur mettait leurs défauts devant les yeux. Seule l'autorité de quelqu'un qu'elles considéraient comme supérieure à elles aurait pu les influencer. Et encore, pour une durée indéterminée.  
  Je lui repris son Ipod et son casque des mains. Faible  preuve d'une bonne éducation mais après cet événement, j'imaginais qu'une absence des règles de bienséance ne me serait pas tenu en rigueur. Surtout qu'il ne s'agissait que de l'examiner. Après observation je le lui rendis.
  « Ils ne sont pas cassé, au niveau du casque le son sera juste légèrement bourdonnant. De toute manière si tu es comme la majorité des filles d'ici t'en repayer un ne devrait pas poser de problème. »
  C'était plus une question qu'une affirmation en vérité. Qu'elle n'était pas entièrement comme les autres je m'en étais rendu compte. Mais rien n'empêchait d'être riche et bizutée. Puis je me souvins de sa remarque concernant son sandwich, je voyais mal une fille de bonne famille se plaindre du prix d'un repas. Mais j'ignorais également pourquoi elle aurait intégré cette école si ce n'était pas le cas. Je continuais à la dévisager tandis qu'elle s’asseyait en riant. Kitahara Haruka. Cerner sa personnalité et son histoire était fortement difficile. Faute de côtoyer plus de livres que d'humains il paraissait logique en un sens que je sois doté d'une si faible empathie. Quant à son comportement présent, je me demandais si je devais me méfier de cette franchise, si elle n'était pas feinte. Oh combien de gens se cachaient derrière un masque fabriqué de toutes pièces. Mais l’honnêteté était également un moyen de se faire des ennemis, comme le trio qui l'avait embêté. Pour cette raison je lui laissais le bénéfice du doute. Et puis c'était une qualité que je ne dépréciais pas. Au contraire. Sans doute car la franchise faisait aussi parti de ma nature. Je repris ma boite de bento que j'avais à peine eu le temps d'entamer et m'asseyais à côté d'elle.
  « On n'a qu'à partager. Il y en avait trop pour moi de toute manière, me surpris-je à proposer, mais dit moi qu'avais-tu fais pour attiser leur colère ? » Demandais-je encore en croisant les bras derrière ma tête.
  J’espérais ainsi saisir avec plus d’assurance qui elle était vraiment. Me forçant donc à lui poser cette question. Qui entamerait sans doute un long discours. Si elle était écoutée cependant. Je n'étais pas certain qu'elle y réponde. Si nos rôles avaient été inversés je l'aurais sans doute gentiment envoyé balader.  
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Watashi wa

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MessageSujet: Re: I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro   Dim 30 Mar - 15:08

    Je souris intérieurement en voyant l'expression de son visage quand je me mets à lui parler. Il faut dire que parler aussi librement aux gens dès leur première rencontre ne doit pas être un truc habituel ici, surtout si c'est pour parler de meurtres, mais je suis comme ça je n'y peux rien, comme lui il semble être quelqu'un de solitaire et de renfermé. On a chacun nos blessures et on les soigne comme un peu. Certains en se coupant du monde, d'autres au contraire, en s'entourant le plus que possible par peur de se sentir seul. Dans mon cas ce n'est pas encore totalement clair, mais je n'y réfléchis pas plus que ça, je vis comme je le sens, je suis mon instinct quand bien même le résultat soit positif ou négative. Je me dis que nous sommes bien trop jeune pour s'inquiéter de tous nos gestes, toutes nos décisions. Nous sommes encore au lycée, alors pourquoi devoir donner une explication à tout ce que l'on fait. Même pour ces trois pestes, et ces autres garçons, peut être qu'user de la violence est un moyen pour eux de s'exprimer, de fuir une réalité douloureuse, ou juste parce qu'ils sont complètement débiles. Mais dans quelques années, ils finiront par se rendre compte que ce qu'ils ont fait étaient mal. Voilà tout le sens de la vie d'adulte, analyser nos actions passées et voir si cela en valait le coup.

    « Ils ne sont pas cassé, au niveau du casque le son sera juste légèrement bourdonnant. De toute manière si tu es comme la majorité des filles d'ici t'en repayer un ne devrait pas poser de problème. »

    -ouch !! ça fait mal ça.

    Je rigole avant de récupérer mon bien. Dans le fond il n'a pas tort, je pourrais m'en repayer un si ce dernier ne me satisfait plus. Je n'ai aucune raison de le gâcher. Oui j'ai les moyens de vivre plutôt décemment, même si cet argent n'est pas forcément très propre, mais se l'entendre dire de cette façon peut parfois faire mal. Et à travers cette phrase, je commence doucement à cerner le personnage. Lui aussi ça n'a pas vraiment l'air de lui déranger de balancer les choses aussi facilement. Mais je suis toute aussi surprise et étonnée quand il prend sa boite à bento et s'installe à côté de moi. A croire que mon comportement ne l'a pas si dégoûté que ça. Et le plus surprend c'est qu'il me propose de partager son déjeuné. Pour le coup, je suis complètement perdu.

    -Thank you !

    Je pioche alors dans son bento et commence à manger en fixant droit devant moi, avant de l'entendre me demander pour quelle raison ces filles s'étaient jeté sur moi. C'était une assez bonne question. Il faudrait que je remettre tout en place pour vraiment savoir quel a été l'élément déclencheur.

    -Hum..peut être parce que je ne suis pas comme elles...Et j'ai l'impression que toi aussi tu n'es pas comme les autres.

    Je lui fais un léger sourire avant de reprendre de la nourriture. Comme si j'avais besoin de m'occuper l'esprit par de la nourriture. Je pensais naïvement que je réussirai à m'intégrer, mais ce n'est visiblement pas le cas.

    -Et toi ? Qu'est ce que tu fais sur ce toit ?

    Quitte à dévoiler mes petits secrets et mes démons, j'ai bien envie de savoir ce qu'il cache lui aussi. Bizarrement, j'ai envie de le connaître un peu mieux.

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Watashi wa
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I don't usually say thank you.-Matsuda Hiro

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